L'archéologie :
un métier, des méthodes !
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L'archéologie est souvent présentée comme
une "chasse aux trésors", une récolte d'objets
anciens. Que du contraire ! C'est un métier qui demande
cinq ans d'étude en université et qui nécessite
la collaboration de plusieurs corpus scientifiques. Lire le passé … L'archéologue étudie
l'Homme du passé au travers de ses traces matérielles
(objets,
empreintes). À ne pas confondre avec l'historien qui étudie
les écritures, les textes !
En bref ...
• L'archéologie commence vers -2.600.000 ans avec les premiers outils
de l'Homme. Elle ne concerne donc pas les dinosaures, disparus il y a 65 millions
d'années et qui sont étudiés par les paléontologues
!
• Tout le monde n'est pas autorisé à faire des fouilles !
Pour cela il faut obtenir un permis officiel qui n'est délivré qu'aux
professionnels, vu l’enjeu !
• En Belgique, l'Archéologie est régionalisée. En Wallonie,
c'est le Ministère de la Région Wallonne qui gère les fouilles
et en délivre les permis.
• Quand s'arrête l'archéologie ? Difficile à dire, certains
archéologues fouillent des sites de la première guerre mondiale,
d'autre envisagent de fouiller des gisements encore plus récents.

Les traces étudiées par l'archéologue sont
variées et révèlent des informations sur la
vie quotidienne, l'organisation sociale et les croyances de nos
ancêtres. Souvent, on confond archéologie et fouille.
Or, le métier d'archéologue a de nombreux aspects
: c'est aussi l'étude des bâtiments anciens et des
objets, et surtout l'interprétation des découvertes.
La fouille est destructive et on ne peut jamais revenir en arrière.
Il faut donc être certain, lorsque l'on retire un objet de
son contexte, d'avoir fait toutes les observations nécessaires.
Pour cela, l'archéologue travaille avec une équipe
de scientifiques : géologue, paléontologue, anthropologue,
biologiste, physicien, chimiste, etc.
Chaque scientifique apporte une pièce du
puzzle. Ensemble, ils étudient l'environnement naturel dans
lequel l'Homme vivait, à quelle époque, ce qu'il
mangeait. Pendant la fouille, on dégage les vestiges en
faisant attention à deux
choses très importantes : la couche dans laquelle ils se
trouvent (stratigraphie) et l'endroit d'où ils proviennent
dans le gisement (répartition spatiale). La stratigraphie
est l'étude de la succession des couches de sédiments.
Elle est basée sur deux principes simples :
- tous les objets d'une couche datent ± de la même époque.
On peut donc les rassembler et examiner quelles relations ils entretiennent
entre eux.
- au plus la couche est enfouie profondément, au plus l'époque à laquelle
elle correspond est ancienne.
La répartition spatiale consiste à localiser les
objets dans l'espace. Elle permet d'observer sur un plan la localisation
de tous les vestiges et de voir si leur disposition est organisée
(habitat, sépulture, fortifications). À l’aide
des preuves fournies par la fouille, du matériel étudié et
des analyses scientifiques,
l'archéologue tente de reconstituer le mode de vie de nos
ancêtres.
Tout ce que nous sommes et nous faisons aujourd'hui est la conséquence
d’évènements du passé. Étudier
le passé permet de mieux comprendre le monde dans lequel
nous vivons. Savoir que l'homme a vécu de différentes
manières peut
nous aider à accepter le fait que tout le monde ne vive
pas de la même façon aujourd’hui. Finalement,
l'archéologie
n'est plus seulement examiner des objets anciens, c'est aussi apprendre
des valeurs importantes comme le respect de la différence
et la tolérance.
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